Les Blouses Blanches
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j'appréhende beaucoup cette pose prochainement prévue. je peux demander anesthésie plus forte.sans être généra
Par Anonyme, le 06.09.2023
merci je vaia m'efforcer de l'accepter...a vev tout le reste
Par Anonyme, le 31.08.2021
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Date de création : 23.11.2013
Dernière mise à jour :
05.12.2013
35 articles
La coloscopie
Il s'agit d'un examen qui permet d'étudier la paroi interne de la totalité du côlon (gros intestin). La coloscopie est indiquée dans le cadre de bilans chez des personnes ayant des antécédents de cancer du côlon, des saignements digestifs, des douleurs ou diarrhées inexpliquées. La coloscopie est recommandée depuis quelques années dans le cadre du dépistage généralisé du cancer du côlon chez toute personne âgée de 50 ans ou plus, ayant un test Hemoccultpositif (recherche de sang occulte dans les selles).
Qu'est-cequ'une coloscopie ?
Son principe consiste à explorer la paroi interne du gros intestin (côlon) à l'aide d'un endoscope (fibre optique) introduit par l'anus.
L'appareil (endoscope) se compose d'un câble souple d'un centimètre de diamètre et d'un mètre cinquante de long, muni d'une fibre optique. Il possède une source lumineuse à l'une de ses extrémités. Les plus performants utilisent une mini caméra et sont connectés à un écran vidéo. Ils peuvent être équipés de pinces afin de réaliser des prélèvements pour une analyse en laboratoire. Un système de commande permet à l'extrémité de l'endoscope de pivoter pour aider la progression en suivant les courbures de l'intestin.
A quoi sert la coloscopie ?
Cet examen étudie la paroi interne (muqueuse) du gros intestin afin de déceler des anomalies, effectuer des prélèvements, visualiser tout le colon c'est-à-dire, le rectum, le sigmoïde, le colon gauche (descendant), transverse et droit (ascendant).
La coloscopie est indiquée dans les bilans en cas d'antécédents familiaux ou personnels de cancer colique, de saignements d'origine digestive, de diarrhée chronique, de douleurs abdominales inexpliquées…
La coloscopie recherche des polypes, l'existence d'un cancer, des diverticules, une inflammation ou infection… C'est l'examen de référence pour explorer le côlon car il donne des informations très précises. Elle est réalisée par un médecin gastro-entérologue, le plus souvent sous anesthésie générale. Une consultation avec un médecin anesthésiste réanimateur est donc nécessaire avant la coloscopie. Cette consultation se déroule en général une semaine environ avant la coloscopie. Une prise de sang vous sera alors prescrite afin de contrôler la bonne coagulation de votre sang.
Comment se préparer pour une coloscopie ?
Une préparation est indispensable pour un examen de qualité :
Comment se déroule la coloscopie ?
Est-ce que la coloscopie est douloureuse ?
Ce n'est pas un examen douloureux mais il n'est pas très agréable. La préparation pour l'examen est astreignante mais elle est indispensable pour un examen de qualité. Elle provoque une diarrhée pendant plusieurs heures jusqu'à ce que toutes les matières fécales soient éliminées.
Pour l'anesthésie, une perfusion est nécessaire mais ce n'est pas plus douloureux qu'une simple prise de sang. Le reste de l'examen y compris les prélèvements sont indolores.
Quels sont les risques de la coloscopie ?
Créé le 23 août 2013 - Mis à jour le 31 octobre 2013
La voie intra-osseuse a pour intérêt de s’insérer dans le réseau intra-médullaire qui ne se collabe pas lors d’un état de choc ou d’un arrêt cardiaque. Elle tend à s’imposer comme la meilleure alternative de la voie veineuse périphérique (VVP) chez l’adulte dans les situations d’urgence, notamment au travers des recommandations de l’European Resuscitation Council (ERC) et de l’American Heart Association (AHA) et ce, au détriment de la voie intra-trachéale aujourd’hui abandonnée.
Rappelons-le, à ce jour, la voie intra-osseuse n’est pas un acte autorisé aux infirmiers par le code de la santé publique mais sa courbe d’apprentissage très rapide, l’expérience des paramédics anglo-saxons et la réalité du terrain pourraient faire bouger les lignes. Cet acte pourrait toutefois faire l’objet d’un protocole organisé de soins et ainsi être délégué aux infirmiers formés à cette technique.
Les caractéristiques générales


A savoir : un prélèvement de sang de 5 cc (un tube standard, voire plus si besoin) peut être prélevé sur la VIO
Retenons pour conclure que la perfusion intra-osseuse chez l’adulte, comme cela a été démontré chez l’enfant, est une modalité pertinente aussi bien en extra qu’en intra-hospitalier. Elle doit être considérée comme la première alternative à la voie veineuse quand le temps presse, ou que la voie veineuse pose des problèmes d’abord. En effet, le geste prend moins de 10 secondes à un opérateur entraîné.
Voici un lien vidéo qui vous permettra de mieux visualiser la pose d'une voie intra-osseuse
Sources
Mickael PERCHOC
Infirmier en service d'urgencesRédacteur Infirmiers.commickael.perchoc@infirmiers.com
Leslie est une jeune infirmière qui se retrouve désormais « de l'autre côté de la barrière » en tant que patiente. Elle a donc décidé de partager ces deux différentes expériences sur son blog.
Lorsque l’on doit avoir une chimiothérapie anticancéreuse par voie intraveineuse, il est conseillé de se faire poser un PAC (prononcez « pack », oui comme pour la bière). Pourquoi, comment et à quoi cela sert, c’est ce que je vais essayer d’expliquer.
Qu’est ce qu'un PAC et de quoi a-t-il l'air ?
C’est l’une des formes de cathéter de voie centrale. Il se présente sous la forme d'un petit boîtier qui sera mis sous la peau et relié à un cathéter placé dans une veine (jugulaire ou sous clavière) rejoignant la veine cave supérieure (grosse veine atteignant le cœur).
Pourquoi doit-on en avoir un ?
Pour plusieurs raisons :
Le Port-a-Cath en vidéo
Comment se passe la pose du PAC ?
C’est un chirurgien qui pose le PAC au bloc opératoire, la plupart du temps sous anesthésie locale. Pour certaines personnes il peut être conseillé de le faire sous anesthésie générale. Dans ce cas, une courte hospitalisation peut être nécessaire afin de surveiller les risques liés à l’anesthésie. La veille de la pose, il peut être demandé au patient de prendre une douche antiseptique à son domicile. Le jour J, le patient doit de nouveau prendre une douche antiseptique chez lui ou au sein de l'établissement (selon le protocole). Si le patient dispose de traitements particuliers, le médecin a dû indiquer au préalable s'ils doivent être pris ou non. Selon le protocole de l’établissement il peut être demandé au patient d’être à jeun quelques heures avant le geste, mais en général, comme il s’agit d’une anesthésie locale, ce n’est pas nécessaire.
La pose du PAC effectuée sous anesthésie locale permet d’être réalisée en ambulatoire. Le patient arrive le matin (ou la veille selon les établissements). Viennent ensuite les formalités administratives puis la préparation en chambre (prise des paramètres : tension, pulsations, température, douche antiseptique si non faite à domicile, dépilation du torse si nécessaire, tenue…). Puis, il passe au bloc pour environ 30 minutes/1 heure. Enfin, le patient retourne en chambre et, dès que tout est bon après une courte surveillance et accord du chirurgien, il peut rentrer chez lui. Au bloc, je me souviens avoir senti les piqûres d’anesthésie mais une fois que le produit a agi, je ne ressentais plus que les sensations sans la douleur. En fin d’opération, on vérifie que le cathéter est bien en place avec une radio du thorax.
Le patient aura normalement 2 petites plaies : une qui a servi à l’insertion du cathéter dans la veine et une plus grande au niveau de l’insertion du boîtier sous la peau. Là encore, selon les protocoles, le patient aura soit des fils résorbables ou à faire retirer par un(e) infirmier(e), soit de la colle biologique (et dans ce cas là, il n’y a rien de particulier à faire). L’infirmier expliquera selon le cas comment doit être refait le pansement et au bout de combien de temps s’enlèvent les fils. Personnellement j’ai eu de la colle biologique avec un pansement en spray par dessus et j’ai trouvé ça vraiment bien. Il n’y a pas de pansement à refaire, la pellicule finit par s’enlever au bout de 6 à 7 jours et au niveau de la cicatrice, j'ai juste un trait tout fin.
Quelles sont les complications possibles au niveau du PAC ?
Les complications sont RARES, mais voici celles qui peuvent arriver « le plus souvent » à la suite de l’intervention :
Des complications ultérieures peuvent également survenir :
La ponction dans le PAC
La ponction se fait de façon stérile, après une asepsie de la peau en quatre temps (nettoyage, rinçage, séchage, antiseptique). L'infirmier(e) pique dans le PAC à l’aide d’une aiguille de Huber (aiguille spéciale pour les chambres implantables). Lors du geste, l’infirmier(e) maintien le PAC pour qu’il ne bouge pas. Il/elle demande au patient de prendre une grande inspiration et de bloquer. A ce moment là il/elle pique bien au centre, perpendiculairement à la peau et bien au fond jusqu’à la « buttée » de l’aiguille. Il/elle s’assure que le produit passe correctement dans le cathéter, protège l’aiguille à l’aide d’une compresse et d’un pansement transparent, puis branche la perfusion. Une fois la perfusion terminée, l’infirmier(e) déconnecte la perfusion, retire le pansement, puis l’aiguille et laisse un petit pansement enlevable quelques heures plus tard.
Pour ma part au niveau des sensations : lorsqu’on pique, ça me fait aussi mal qu’une prise de sang et une fois que l’aiguille est bien en place, je la sens mais ce n’est pas douloureux. Lorsqu’on l’enlève je ne trouve pas ça douloureux non plus. Mais nous avons chacun notre sensibilité et notre tolérance. Si cela est douloureux, le médecin peut prescrire des patchs qui anesthésient la peau localement. Ils sont à poser une à deux heures avant le geste pour une efficacité optimale.
Le PAC au quotidien
Une fois la cicatrisation complète, on peut reprendre des bains, aller à la piscine, faire du sport (à part pour quelques exceptions comme les sports trop violents ou pouvant tirer sur le PAC (golf), ou la plongée pour des questions de pressions), et on ne sonne pas aux portiques (enfin normalement:) ). En gros le PAC ne change pas grand chose au quotidien. Son seul inconvénient, c’est qu’il peut être perçu par certain(e)s comme un « stigmate » de la maladie, surtout en été lorsque l’on porte des décolletés ou si l'on se promène en maillot de bain.
Pour ma part, je l’ai toujours assumé. Il faut dire aussi que j’ai toujours aimé ce qui touche aux modifications corporelles (tatouages, piercings…). Du coup, ça ne m’a pas dérangée plus que cela. En général, quand les gens me demandent « c’est quoi ça ? » en le pointant du doigt, je leur réponds simplement « j’ai un cancer et ça comme tu dis, c’est ce qui me permet d’avoir mes traitements de chimiothérapie ». Bon j’avoue ça met souvent les gens mal à l’aise sur le coup, mais ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut ?
Mon PAC fait partie de moi pour le moment et même s’il déforme quelque peu mon corps, il est là pour me permettre de continuer à me battre. Je le vois comme une arme et non comme une faiblesse.
Leslie
Le mouvement Familles rurales a publié les résultats de son enquête sur le manque d'accessibilité dans les magasins français du préservatif féminin, conséquence de son image négative et de sa mauvaise acceptabilité. Des associations luttent pour changer l'image du préservatif féminin sachant qu'il est aussi efficace que sa version au masculin, aussi bien comme méthode contraceptive que comme moyen de lutte contre les infections sexuellement transmissibles.
Préservatif féminin très peu commercialiséLes personnes qui souhaitent se procurer des préservatifs féminins ne peuvent le faire que par le biais d'associations ou d'institutions du service public. Très peu de pharmacies les commercialisent.
Quelques jours avant la Journée mondiale de lutte contre le Sida (1 décembre), Familles Rurales a publié les résultats d'une enquête qui souligne un manque de disponibilité en France des préservatifs féminins.
D'après cette enquête, seules 20% des 47 pharmacies visitées en disposaient et seulement 16% des pharmaciens interrogés le proposaient spontanément aux personnes venant leur demander conseil. Dans les 34 départements français visités par Familles rurales, aucun des 37 magasins de grande distribution (grandes et moyennes surfaces) visités par les enquêteurs ne le proposait à la vente.
L'autre obstacle à la consommation du préservatif féminin est son coût. Probablement par manque de disponibilité et absence de concurrence sur le marché, le préservatif féminin est très onéreux. Il coûte en moyenne 2,57 euros contre 0,20 euros pour le préservatif masculin. Mais mais on peut l'obtenir gratuitement dans les Centres de Planification et d'Education Familiale (CPEF).
Efficacité comparable au préservatif masculinMalgré les multiples campagnes pour promouvoir l'utilisation des préservatifs féminins, ce moyen de contraception et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) reste très peu utilisé des usagers et peu proposé par les professionnels de santé.
L'image négative qu'il renvoie par son application ou son "inesthétisme" n'a fait que l'isoler encore plus des méthodes contraceptives. Pourquoi le préservatif féminin n'est-il pas accepté alors que sa version au masculin est entrée dans les mœurs ?
Les préservatifs masculins sont vendus par une multitude de marques, à des tailles et des "goûts" très variés, alors qu'un seul laboratoire commercialise le préservatif féminin qui ne propose qu'une seule version. Quand on sait que son efficacité est quasi comparable au préservatif masculin, en matière de contraception et de protection contre les IST, il est temps de mettre un terme aux préjugés et de changer les mentalités.
Le seul moyen de protection des IST à l'initiative des femmesDe nombreuses études ont révélées une multitude d'avantages du préservatif féminin :
En empêchant l'intégration de deux protéines au niveau de certaines cellules musculaires, des chercheurs australiens sont parvenus à rendre des souris mâles temporairement infertiles. Une avancée dans la mise au point de la pilule contraceptive pour les hommes. Leurs travaux ont été publiés, le 3 décembre 2013, dans la revue Proceedings of the National Academy of Science.
Des chercheurs de l'université Monash ont modifié les gènes de souris mâles de façon à bloquer deux protéines dans des cellules musculaires permettant au sperme de voyager à travers les organes reproductifs de l'animal. Résultat : les souris ont continué d'être en parfaite santé et se sont accouplées avec des femelles, mais sans que ces dernières tombent enceintes.
Selon les tests effectués par les biologistes, la manipulation génétique n'affecte ni la viabilité à long terme du sperme, ni la santé sexuelle du mâle.
Empêcher l'éjaculation
L'équipe de Monash, qui a travaillé en collaboration avec les universités de Melbourne et de Leicester (Grande-Bretagne), va à présent tenter de reproduire de manière chimique ce phénomène génétique, ce qui pourrait déboucher sur la création d'une pilule contraceptive masculine d'ici dix ans.
Les tentatives précédentes de mettre au point un contraceptif oral masculin étaient centrées sur les hormones, ou sur la production de sperme dysfonctionnel, méthodes susceptibles d'avoir des effets sur l'activité sexuelle ou sur la fertilité à long terme. D'autres procédés de contraception réversible, en cours de développement, se penchent sur l'introduction de gel spermicide dans le canal déférent (dans lequel circule le sperme).
En cette fin d’année, les tensions sur les effectifs des urgences sont à leur comble. Le personnel infirmier, en grève, veut chercher des solutions.
Un grand bout de drap a été collé au sparadrap sur le comptoir d’accueil des urgences de Roubaix. Un slogan y a été écrit au feutre noir : « Effectifs en berne, urgences en grève ». C’est le syndicat Force ouvrière qui a déclenché mercredi matin cette mobilisation, en écho à l’épuisement du personnel infirmier.
Au dernier comptage, effectué le 21 novembre, il manquait dans le service des urgences exactement 7,8 équivalents temps plein. À ce jour aussi, le personnel infirmier dans son ensemble affichait 3 000 heures supplémentaires au compteur. Enfin, dernier chiffre avancé par Force ouvrière, le taux d’absentéisme est de 12,48 %. En cette fin d’année, la tension sur les effectifs est d’autant plus criante que les agents ont des congés et des RTT à solder, et une aspiration naturelle à passer du temps en famille.
« Burn-out »
« C’est un cercle vicieux », constate Denis Leroy, le représentant FO à l’hôpital Victor-Provo. Car plus le personnel infirmier tire sur la corde, plus il risque de craquer. Denis Leroy parle clairement de « burn-out », que ne viennent évidemment pas arranger « les changements d’horaires et de rythmes. Il n’y a aucune stabilité du temps de travail », sans que cela soit discuté avec les principaux intéressés. A fortiori, « sans passer par les instances représentatives du personnel ».
Ce qui est vrai aux urgences l’est ailleurs à l’hôpital, dans chaque pôle. « Chacun fait sa soupe dans son coin » et tente de s’arranger. « Mais c’est un cataplasme sur une jambe de bois », et ce qui est vrai en gériatrie, en pneumologie « où l’on arrive à de grandes difficultés car les moyens sont insuffisants », l’est donc aux urgences. À titre d’exemple, une infirmière a été amenée à occuper trois postes en parallèle : déchocage, circuits courts et « lits porte ». Denis Leroy l’admet, « c’est certes occasionnel, mais cela se produit. Que faudra-t-il accepter après ? Le personnel est rincé et cela risque de poser de graves problèmes pour la sécurité des patients. »
Des lits fermés
Face à ces difficultés, le syndicat FO a bien été obligé de tirer le signal d’alarme et a déposé un préavis de grève. Celui-ci a débuté mercredi dernier, à 6 h, et court jusqu’au mardi 10 décembre à 20 h. « On avait cinq jours pour négocier avec la direction. On aurait dû être consultés mais elle n’a pas souhaité nous rencontrer. » Pas de dialogue, donc, mais des mesures. Nous avons tenté de joindre, en vain, la direction de l’hôpital. Mais celle-ci aurait fermé dix lits aux urgences (dans l’unité d’hospitalisation de courte durée). Denis Leroy n’y comprend plus rien : « On nous demande d’être pertinents, efficaces, de prendre en compte la sécurité sanitaire. Mais si on ferme des lits, on perd en activité », et donc en financement.
Autre mesure prise, quatre personnels infirmiers sont venus en renfort… d’autres services. Un recours à la polyvalence qui n’est pas sans poser des problèmes. En outre, pour tenter de jongler au plus juste avec les effectifs grévistes, « les assignations sont envoyées non plus en recommandé, mais par Chronopost, pour que ce soit plus rapide. C’est une première ! Ce sont même les cadres qui vont directement chez le personnel. »
Denis Leroy le sait bien. « Il faut une suite après la grève. On essaye de faire des propositions, pour des solutions plus pérennes qui incluent les périodes de crise. » Mardi, il doit réunir les personnels grévistes pour discuter de propositions à faire à la direction de l’hôpital. Avec plus de succès ? « On a tendu la main, elle l’a refusée. »
MARC GROSCLAUDE
Source :
http://m.lavoixdunord.fr/region/roubaix-epuise-malmene-le-personnel-infirmier-des-ia24b58797n1738781
Selon la Commission Européenne, les professionnels de santé travaillent trop. La législation française fixe une durée de travail maximale de 48 heures aux soignants. Pourtant la France ne respecte pas ces conditions de travail et est suivie de près par les Instances européennes.
La Commission Européenne laisse un mois à la France pour que ses hôpitaux respectent la loi sur le temps de travail. Des semaines de 60 heures, des cadences infernales, des heures supplémentaires de nuit, une pression de plus en plus forte : c’est le quotidien des infirmières françaises. Une situation qui intervient malheureusement sur la qualité de soin des patients et leur prise en charge.
« Dans les couloirs des urgences, les brancards s’entrechoquent. Je n’ai plus le temps de parler aux malades, alors que, parfois, en pleine nuit, quand le patient est stressé, quelques minutes d’échange seraient plus efficaces qu’un cachet. On se met en danger et, en même temps, on met en danger la vie des patients », témoigne une infirmière.
Un épuisement psychologique et physique qui dresse un constat édifiant : une infirmière a en moyenne 7 ans d’espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des femmes françaises, d'après le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.
Le taux de suicide des soignants et médecins est deux fois plus élevé que celui du reste de la population
Mais la surcharge de travail ne touche pas uniquement cette profession. Un tiers des chirurgiens et des anesthésistes sont menacés par le burn-out. Selon une étude de l’association Asspro Scientifique mise en place l’année dernière, 30% des spécialistes du bloc opératoire ont un niveau de stress supérieur à 8 sur 10. Cela engendre de graves conséquences sur le patient, qui est beaucoup plus exposé aux accidents lors d’interventions chirurgicales.
La peur de faire face à une erreur médicale fait d’ailleurs fuir les plus jeunes et provoque une désertion sur certains postes considérés à risque, tel que l’obstétrique ou l’anesthésie.
Mais les conséquences les plus graves touchent les professionnels eux-mêmes. Des études américaines ont pu déterminer que le taux de suicide des soignants et médecins est deux fois plus élevé que celui du reste de la population. Une nuisance sur leur santé qui se reflète de façon importante sur la mise en invalidité due à des troubles psychiques.
Le constat final du Gouvernement français relate que de nombreux syndicats de praticiens hospitaliers souhaitent que la difficulté de leurs professions soit prise en compte lors de leurs départs en retraite notamment au niveau de leurs comptes-épargne pénibilité.
source :
Dans le classement des 14 métiers les plus stressants aux Etats-Unis, 7 métiers sont en lien avec le secteur médical et de la santé.
Le site américain Business Insider a analysé qu’Outre-Atlantique, le deuxième métier le plus stressant n’est autre que conseiller psychiatrique hospitalier ! Placé juste derrière les cadres dans la police, les conseillers psychiatriques ont un indice de tolérance au stress de plus de 94%.
Infirmier(e) anesthésiste se place 5ème, suivi de technicien en phlébotomie. Le métier de chirurgien atterrit à la 9ème place avec un indice de tolérance au stress de plus de 96%. Il est suivi des gynécologues obstétriciens qui ont, eux, une tolérance au stress semblable aux chirurgiens et un salaire annuel moyen identique de 138 441 euros.
Le domaine psychiatrique est une fois de plus présent dans la liste des métiers les plus stressants puisque les techniciens psychiatrique en milieu hospitalier se place 12ème dans le classement, suivi des aides-soignants psychiatrique en 14ème position. Pour ces deux derniers métiers la tolérance au stress est très haute puisqu’elle se situe à environ 99%.
Un exemple supplémentaire qui montre que les professionnels de santé exercent dans des conditions difficiles et stressantes.
Par Marine Béadès - Aujourd'hui
A vous les soignants,
Vous accomplissez à chaque instant
Un travail aussi prenant
Que celui dune maman
C'est votre sourire et vos éclats de rire
Qui nous donnent la force de guérir
Changer les draps,
Piquer nos bras,
Se lever tôt, avoir le sourire aussitôt,
Donner des soins si délicats,
Nous, patients exigeants et fatigués,
Pas toujours sages comme des images,
Sommes terriblement touchés par vos gestes qui soulagent,
Et tenons tant à vous remercier pour tous vos actes de courage
Dérangées parfois pour des détails,
Même si cela ne tient pas à une médaille,
Elles en mériteraient une et serait de taille !
Entre médicaments et prises de sang,
Prises de tension et moments d'émotions,
Nous sentons parfois votre épuisement,
Et tentons d'y être vigilants,
En vous offrant quelques unes de nos attentions,
Et pour votre dévotion,
Tous nos sincères remerciements
Il y a tant à faire !
Gérer pleurs, douleurs et colères,
Contrôler paramètres et baxters,
Garder la tête légère
Et jouer d'humour pour prendre l'air
De vous, nous sommes fiers !
Vous êtes magnifiques !
Anges gardiens soigneurs,
De nuit comme de jour,
En dépit des mauvais tours,
Ne perdez pas l'Amour de vos nobles métier !