La coloscopie

Publié le 05/12/2013 à 16:39 par lesblousesblanches Tags : dessous tube background photo fond blog moi article bleu air écran image bonne chez cadre carte
La coloscopie

 

La coloscopie

Il s'agit d'un examen qui permet d'étudier la paroi interne de la totalité du côlon (gros intestin). La coloscopie est indiquée dans le cadre de bilans chez des personnes ayant des antécédents de cancer du côlon, des saignements digestifs, des douleurs ou diarrhées inexpliquées. La coloscopie est recommandée depuis quelques années dans le cadre du dépistage généralisé du cancer du côlon chez toute personne âgée de 50 ans ou plus, ayant un test Hemoccultpositif (recherche de sang occulte dans les selles).

 

Qu'est-cequ'une coloscopie ?

 

Son principe consiste à explorer la paroi interne du gros intestin (côlon) à l'aide d'un endoscope (fibre optique) introduit par l'anus.

L'appareil (endoscope) se compose d'un câble souple d'un centimètre de diamètre et d'un mètre cinquante de long, muni d'une fibre optique. Il possède une source lumineuse à l'une de ses extrémités. Les plus performants utilisent une mini caméra et sont connectés à un écran vidéo. Ils peuvent être équipés de pinces afin de réaliser des prélèvements pour une analyse en laboratoire. Un système de commande permet à l'extrémité de l'endoscope de pivoter pour aider la progression en suivant les courbures de l'intestin.

 

A quoi sert la coloscopie ?

 

Cet examen étudie la paroi interne (muqueuse) du gros intestin afin de déceler des anomalies, effectuer des prélèvements, visualiser tout le colon c'est-à-dire, le rectum, le sigmoïde, le colon gauche (descendant), transverse et droit (ascendant).

La coloscopie est indiquée dans les bilans en cas d'antécédents familiaux ou personnels de cancer colique, de saignements d'origine digestive, de diarrhée chronique, de douleurs abdominales inexpliquées…

La coloscopie recherche des polypes, l'existence d'un cancer, des diverticules, une inflammation ou infection… C'est l'examen de référence pour explorer le côlon car il donne des informations très précises. Elle est réalisée par un médecin gastro-entérologue, le plus souvent sous anesthésie générale. Une consultation avec un médecin anesthésiste réanimateur est donc nécessaire avant la coloscopie. Cette consultation se déroule en général une semaine environ avant la coloscopie. Une prise de sang vous sera alors prescrite afin de contrôler la bonne coagulation de votre sang.

 

Comment se préparer pour une coloscopie ?

 

Une préparation est indispensable pour un examen de qualité :

  • Trois jours auparavant, vous devrez suivre un régime strict sans fibres ni résidus. Il permet de limiter la quantité des matières fécales. Une liste détaillée des aliments autorisés et interdits vous sera donnée.
  • La veille, vous devrez boire deux litres d'une préparation pour évacuer toutes les matières fécales.
  • Le jour même, être à jeun, c'est à dire ne pas manger, ni boire ni fumer. Pour des raisons d'hygiène, se doucher et se savonner soigneusement tout le corps deux fois en utilisant un savon antiseptique. Certains médicaments pourront être arrêtés par votre médecin. Prenez le reste de votre traitement habituel. N'oubliez pas d'apporter la lettre de votre médecin et vos ordonnances, votre carte d'assuré social, vos résultats de prise de sang. Si vous ne l'avez pas fait lors de la consultation pré-anesthésie, signalez si vous êtes allergique ainsi que vos antécédents médicaux et chirurgicaux.

 

Comment se déroule la coloscopie ?

 

 

  • Après avoir signalé votre arrivée à l'accueil, on vous fera patienter quelques instants en salle d'attente. Avant l'examen, vous passerez au vestiaire afin de vous dévêtir. Un tranquillisant pourra vous être donné pour diminuer l'appréhension.
  • Le médecin introduit l'endoscope par l'anus et commence son exploration. Il progresse lentement dans le gros intestin, le visualise en totalité et prélève toute lésion suspecte. Un gaz est insufflé dans l'intestin afin de déplisser sa paroi et d'en explorer chaque centimètre carré. Il dure une demi-heure environ mais il peut être plus long en fonction des difficultés techniques rencontrées. Pendant l'examen, vous ne vous rendrez compte de rien grâce à l'anesthésie. A votre réveil, l'examen sera terminé !
  • Après l'examen, vous pourrez manger et boire normalement. Vous rentrerez chez vous après une courte période d'observation (de quelques heures le plus souvent). Il est nécessaire qu'une personne de votre entourage vous raccompagne.
  • Concernant les résultats, le médecin vous donnera un premier commentaire. Il enverra son compte rendu définitif à votre médecin traitant dans les plus brefs délais. Celui-ci vous expliquera les résultats et vous donnera la conduite à tenir.

 

Est-ce que la coloscopie est douloureuse ?

 

Ce n'est pas un examen douloureux mais il n'est pas très agréable. La préparation pour l'examen est astreignante mais elle est indispensable pour un examen de qualité. Elle provoque une diarrhée pendant plusieurs heures jusqu'à ce que toutes les matières fécales soient éliminées.

Pour l'anesthésie, une perfusion est nécessaire mais ce n'est pas plus douloureux qu'une simple prise de sang. Le reste de l'examen y compris les prélèvements sont indolores.

Quels sont les risques de la coloscopie ?

 

ILS SONT PEU NOMBREUX ET SOUVENT SANS GRAVITÉ :

  • La perfusion peut provoquer un hématome ou une infection.
  • L'endoscope peut irriter les parois digestives. La complication la plus grave est la perforation digestive mais elle reste exceptionnelle.
  • Les prélèvements peuvent être à l'origine de saignements de faible abondance.
  • L'anesthésie présente également des risques qui seront limités par la consultation pré-anesthésique avec le médecin anesthésiste. Ce dernier pourra vous prescrire des examens complémentaires comme une radiographie pulmonaire, un électrocardiogramme ou d'autres prises de sang s'il le juge nécessaire.
  • Dans les jours suivants si des douleurs, vomissements hémorragiques ou fièvre se produisent, consultez rapidement votre médecin. 
Dr Jesus Cardenas

Créé le 23 août 2013 - Mis à jour le 31 octobre 2013

La voie intra-osseuse (VIO)

Publié le 05/12/2013 à 16:18 par lesblousesblanches Tags : chez france bonne photos extra tube rose background dessous
La voie intra-osseuse (VIO)

 

La voie intra-osseuse a pour intérêt de s’insérer dans le réseau intra-médullaire qui ne se collabe pas lors d’un état de choc ou d’un arrêt cardiaque. Elle tend à s’imposer comme la meilleure alternative de la voie veineuse périphérique (VVP) chez l’adulte dans les situations d’urgence, notamment au travers des recommandations de l’European Resuscitation Council (ERC) et de l’American Heart Association (AHA) et ce, au détriment de la voie intra-trachéale aujourd’hui abandonnée.

 

Rappelons-le, à ce jour, la voie intra-osseuse n’est pas un acte autorisé aux infirmiers par le code de la santé publique mais sa courbe d’apprentissage très rapide, l’expérience des paramédics anglo-saxons et la réalité du terrain pourraient faire bouger les lignes. Cet acte pourrait toutefois faire l’objet d’un protocole organisé de soins et ainsi être délégué aux infirmiers formés à cette technique.

 

Les caractéristiques générales

  • moelle des os longs bénéficiant d'un réseau vasculaire riche (vaisseaux sinusoides puis veines périostées vers la circulation centrale) qui ne se collabe pas ;
  • pose très rapide et efficacité : le produit injecté se retrouve en 10 secondes dans le ventricule droit ;
  • utilisation des thérapeutiques et posologies identiques à la VVP (même efficacité) moyennant la réalisation d’un « flush »/rinçage de ceux ci ;
  • capacité de remplissage équivalent à une VVP de moyen calibre (20G) associé à une poche de contre-pression gonflée à 300 mm Hg : remplissage jusque 7l/h en huméral et 3.5l/h sur les autres sites après « flush » pour améliorer le débit ;
  • pose plus douloureuse qu’une VVP mais une anesthésie locale est possible chez le patient conscient (Lidocaïne 2% 50 mg pendant le flush par exemple) ;
  • durée : peut rester jusque 72h en place après la pose.
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  • les différents sites d'insertion d'une voie intra-osseuse
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  • Quelles indications ?
    • arrêt cardio-respiratoire : après 2 échecs de VVP ou 2 minutes chez l’adulte ; première intention en pédiatrie ;
    • polytraumatisés/incarcérés ;
    • état de choc/instabilité hémodynamique ;
    • impossibilité d’obtenir une VVP dans une situation d’urgence.
    Quelles contre-indications ?
    • infection/inflammation/brûlure au point d’insertion ;
    • traumatisme local ;
    • prothèse ou matériel d’ostéo-synthèse sur l’os visé ;
    • maladie osseuse congénitale.
    Quels site d’insertion ?
    • voie tibiale proximale en première intention : 2 cm en dessous de la tubérosité tibiale antérieure, 2 cm en retrait sur sa face interne de la jambe ;
    • 2 cm au dessus de la malléole interne ;
    • partie proximale de l’humérus sous la tête humérale ;
    • voie sternale = usage strictement militaire (dispositif particulier : FAST 1®) ;
    Matériel et technique d’insertion
    • insertion manuelle, systèmes à percussion (usage militaire) ou perçeuse ;
    • système EZ-IO® (Vida care) est le plus développé en France ;
    • perceuse à main avec batterie au lithium conçue pour environ 5 ans (environ 700 utilisations sans nécessité de recharge) ;
    • aiguilles de 15G : rose (pédiatrie) ; bleue (adulte) ; jaune (voie humérale et patient obèse) ;
    • injection possible de 2 ml de Lidocaïne 2% avant flush sur patient conscient car geste douloureux (plus que la pose en elle-même).
    Vérifications de bonne insertion
    • perte de résistance à la fin de la pose avec la perceuse dédiée ;
    • l’aiguille doit tenir seule en place (avant pose du Tégaderm) ;
    • présence d’un retour de sang et/ou de moelle (rouge et/ou jaune) ;
    • injection sans résistance lors du flush rapide (rinçage) de 10 ml (quelques secondes) ;
    • rinçage rapide (flush) de 10 ml obligatoire pour amorcer un bon débit.
    En pratique
    • pose non stérile en principe mais avec une asepsie rigoureuse comme pour la VVP ; il faut donc s'adapter aux protocoles de service en la matière ;
    • stabiliser la jambe en rotation externe averc un billot pour optimliser la pose ;
    • s’assurer du bon fonctionnement de la perceuse (diode verte allumée) ;
    • placer l’aiguille adaptée sur la perceuse ;
    • tenir le dispositif à la perpendiculaire du site de ponction ;
    • introduire l’aiguille sans forcer jusqu’à sentir une perte de résistance (passage de la corticale) ; l'aiguille doit être stable et immobile dans l'os pour signer sa bonne pose (en dehors du reflux) ;
    • arrêter alors la perceuse et la désadapter, retirer également le mandrin en laissant le dispositif en place ;
    • adapter le prolongateur (EZ connect préalablement purgé avec du sérum physiologique) et vérifier le reflux sanguin en aspirant, puis flusher (rincer) le dispositif avec 10 ml de sérum physiologique (associé à un anesthésiant local type lidocaïne 50 mg si patient conscient) ;
    • apposer le pansement protecteur fourni par le fabricant ou un Tégaderm à défaut pour protéger le dispositif ;
    • adapter ensuite la ligne de perfusion purgée au dispositif avec ou sans poche de contre-pression selon les cas gonflée à 300 mm Hg ;en effet, parfois un bon flush suffit ; par contre en pédiatrie un pousse-seringue est généralement mis en place ;
    • placer le bracelet d’identité patient avec date et heure de pose fourni dans le dispositif ;
    • pour le retrait : enlever la ligne de perfusion avec le prolongateur puis tourner et tirer l’aiguille doucement dans le sens des aiguilles d’une montre à l’aide d’une seringue type Luer-Lock ; enfin désinfecter, puis protéger le site de ponction avec un pansement simple.

    quid de la voie intra-osseuse

    Recommandations
    • les solutés alcalins et hypertoniques doivent être dilués (peuvent léser la moelle osseuse) ;
    • purger la ligne de perfusion avant et après les injections médicamenteuses ;
    • faire une radio à l'hôpital pour signer la bonne position de la VIO ;
    • ne pas piquer deux fois au même endroit si échec de pose ;
    • contrôle de mise en place correcte de l'aiguille : aiguille immobile dans l'os, aspiration de sang à la seringue, absence d'extravasation lors de la purge, absence de résistance à la perfusion ;
    • surveillance du site de pose : pas d'anomalie de coloration ni d'induration cutanée.
    Complications possibles
    • ostéomyélite : peu de cas ont été rapportés mais nécessité d’une asepsie rigoureuse, surveillance des signes locaux ;
    • extravasation : absence de perméabilité et douleur au point de ponction ;
    • syndrome des loges (rare).

    A savoir : un prélèvement de sang de 5 cc (un tube standard, voire plus si besoin) peut être prélevé sur la VIO

    Retenons pour conclure que la perfusion intra-osseuse chez l’adulte, comme cela a été démontré chez l’enfant, est une modalité pertinente aussi bien en extra qu’en intra-hospitalier. Elle doit être considérée comme la première alternative à la voie veineuse quand le temps presse, ou que la voie veineuse pose des problèmes d’abord. En effet, le geste prend moins de 10 secondes à un opérateur entraîné.

    Voici un lien vidéo qui vous permettra de mieux visualiser la pose d'une voie intra-osseuse

     

    Sources

    • Conférence/atelier pratique, congrès annuel de la SFAR, Septembre 2013.
    • Protocole VIO SMUR Necker, Urgences-Online, consulté en septembre 2013.
    • La voie intra-osseuse, urgences-pratiques, consulté en septembre 2013.
    • Cours sur la voie intra osseuse, V .Poirier, DU urgences vitales en soins infirmiers, SAMU 92.
    • Voie intra osseuse en pré-hospitalier, revue Oxymag N°119, Juin-Juillet 2011.
    • Crédits photos : Site du fabricant EZ-IO, protocole VIO SMUR Necker

    Mickael PERCHOC

    Infirmier en service d'urgencesRédacteur Infirmiers.commickael.perchoc@infirmiers.com

Le Port-a-Cath expliqué par une IDE/patiente

Publié le 04/12/2013 à 10:22 par lesblousesblanches Tags : blog moi chez fond mort sport air
Le Port-a-Cath expliqué par une IDE/patiente

Leslie est une jeune infirmière qui se retrouve désormais « de l'autre côté de la barrière » en tant que patiente. Elle a donc décidé de partager ces deux différentes expériences sur son blog.

Lorsque l’on doit avoir une chimiothérapie anticancéreuse par voie intraveineuse, il est conseillé de se faire poser un PAC (prononcez « pack », oui comme pour la bière). Pourquoi, comment et à quoi cela sert, c’est ce que je vais essayer d’expliquer.

Qu’est ce qu'un PAC et de quoi a-t-il l'air ?

C’est l’une des formes de cathéter de voie centrale. Il se présente sous la forme d'un petit boîtier qui sera mis sous la peau et relié à un cathéter placé dans une veine (jugulaire ou sous clavière) rejoignant la veine cave supérieure (grosse veine atteignant le cœur).

Pourquoi doit-on en avoir un ?

Pour plusieurs raisons :

  • les produits de chimiothérapie sont des produits « agressifs » et leur injection répétée dans les veines des bras (veines périphériques) qui sont plus fines et plus fragiles que les vaisseaux centraux (plus gros et plus profonds) finiraient par les abîmer ;
  • une fois ce cathéter mis en place, il va le rester jusqu’au moment où on n’en aura plus besoin. Lors des cures de chimiothérapie, l’infirmier(e) aura simplement à piquer dedans, ce qui évite les traumatismes des veines du bras si on avait à piquer dedans à chaque cure.

Le Port-a-Cath en vidéo

 

Comment se passe la pose du PAC ?

C’est un chirurgien qui pose le PAC au bloc opératoire, la plupart du temps sous anesthésie locale. Pour certaines personnes il peut être conseillé de le faire sous anesthésie générale. Dans ce cas, une courte hospitalisation peut être nécessaire afin de surveiller les risques liés à l’anesthésie. La veille de la pose, il peut être demandé au patient de prendre une douche antiseptique à son domicile. Le jour J, le patient doit de nouveau prendre une douche antiseptique chez lui ou au sein de l'établissement (selon le protocole). Si le patient dispose de traitements particuliers, le médecin a dû indiquer au préalable s'ils doivent être pris ou non. Selon le protocole de l’établissement il peut être demandé au patient d’être à jeun quelques heures avant le geste, mais en général, comme il s’agit d’une anesthésie locale, ce n’est pas nécessaire.

La pose du PAC effectuée sous anesthésie locale permet d’être réalisée en ambulatoire. Le patient arrive le matin (ou la veille selon les établissements). Viennent ensuite les formalités administratives puis la préparation en chambre (prise des paramètres : tension, pulsations, température, douche antiseptique si non faite à domicile, dépilation du torse si nécessaire, tenue…). Puis, il passe au bloc pour environ 30 minutes/1 heure. Enfin, le patient retourne en chambre et, dès que tout est bon après une courte surveillance et accord du chirurgien, il peut rentrer chez lui. Au bloc, je me souviens avoir senti les piqûres d’anesthésie mais une fois que le produit a agi, je ne ressentais plus que les sensations sans la douleur. En fin d’opération, on vérifie que le cathéter est bien en place avec une radio du thorax.

Le patient aura normalement 2 petites plaies : une qui a servi à l’insertion du cathéter dans la veine et une plus grande au niveau de l’insertion du boîtier sous la peau. Là encore, selon les protocoles, le patient aura soit des fils résorbables ou à faire retirer par un(e) infirmier(e), soit de la colle biologique (et dans ce cas là, il n’y a rien de particulier à faire). L’infirmier expliquera selon le cas comment doit être refait le pansement et au bout de combien de temps s’enlèvent les fils. Personnellement j’ai eu de la colle biologique avec un pansement en spray par dessus et j’ai trouvé ça vraiment bien. Il n’y a pas de pansement à refaire, la pellicule finit par s’enlever au bout de 6 à 7 jours et au niveau de la cicatrice, j'ai juste un trait tout fin.

Quelles sont les complications possibles au niveau du PAC ?

Les complications sont RARES, mais voici celles qui peuvent arriver « le plus souvent » à  la suite de l’intervention :

  • présence d’un hématome : souvent sans gravité, il suffit de le surveiller mais normalement il disparaît après quelques jours ;
  • pneumothorax : écoulement d’air dans la cavité pleurale. S'il est faible, une simple surveillance sera effectuée. S'il est plus important, un drain sera mis en place pour évacuer l’air pendant plusieurs jours ;
  • mauvaise position du cathéter : détectée à la radio de vérification faite au bloc, le repositionnement se fait directement par le chirurgien ;
  • infection : surveiller l’absence de frissons, fièvre, de rougeur ou d’écoulement au niveau des plaies… En cas de problème, le patient doit contacter immédiatement son médecin.

Des complications ultérieures peuvent également survenir :

  • obstruction du cathéter : le cathéter peut se boucher (à cause des médicaments injectés et mal « rincés », d’un caillot de sang…). Dans ce cas, les médecins tenteront de le déboucher, mais si cela ne fonctionne pas, il faudra le changer ;
  • infection : elle peut être locale (simplement au niveau de la peau ou du boîtier) mais elle risque de s'engager dans la voie centrale et de devenir une infection généralisée (septicémie). En plus de bonnes règles d’hygiène, il faut aussi surveiller l’absence de rougeur, douleur ou gonflement au niveau du boîtier, ainsi que la présence de fièvre, frissons… ;
  • extravasation  : cela arrive pendant que la perfusion est en train de couler. Le produit de chimiothérapie, au lieu de couler dans la veine, s’infiltre dans les tissus environnants. Cela peut être dû à une désunion entre le boîtier et le cathéter, une mauvaise ponction ou au déplacement de l’aiguille. Si c’est pris en charge rapidement, il peut n’en résulter qu’un gonflement douloureux et rouge. Mais, si l’écoulement est plus important, cela peut aller jusqu’à la nécrose (mort) des tissus.

La ponction dans le PAC

La ponction se fait de façon stérile, après une asepsie de la peau en quatre temps (nettoyage, rinçage, séchage, antiseptique). L'infirmier(e) pique dans le PAC à l’aide d’une aiguille de Huber (aiguille spéciale pour les chambres implantables). Lors du geste, l’infirmier(e) maintien le PAC pour qu’il ne bouge pas. Il/elle demande au patient de prendre une grande inspiration et de bloquer. A ce moment là il/elle pique bien au centre, perpendiculairement à la peau et bien au fond jusqu’à la « buttée » de l’aiguille. Il/elle s’assure que le produit passe correctement dans le cathéter, protège l’aiguille à l’aide d’une compresse et d’un pansement transparent, puis branche la perfusion. Une fois la perfusion terminée, l’infirmier(e) déconnecte la perfusion, retire le pansement, puis l’aiguille et laisse un petit pansement enlevable quelques heures plus tard.

Pour ma part au niveau des sensations : lorsqu’on pique, ça me fait aussi mal qu’une prise de sang et une fois que l’aiguille est bien en place, je la sens mais ce n’est pas douloureux. Lorsqu’on l’enlève je ne trouve pas ça douloureux non plus. Mais nous avons chacun notre sensibilité et notre tolérance. Si cela est douloureux, le médecin peut prescrire des patchs qui anesthésient la peau localement. Ils sont à poser une à deux heures avant le geste pour une efficacité optimale.

Le PAC au quotidien

Une fois la cicatrisation complète, on peut reprendre des bains, aller à la piscine, faire du sport (à part pour quelques exceptions comme les sports trop violents ou pouvant tirer sur le PAC (golf), ou la plongée pour des questions de pressions), et on ne sonne pas aux portiques (enfin normalement:) ). En gros le PAC ne change pas grand chose au quotidien. Son seul inconvénient, c’est qu’il peut être perçu par certain(e)s comme un « stigmate » de la maladie, surtout en été lorsque l’on porte des décolletés ou si l'on se promène en maillot de bain.

Pour ma part, je l’ai toujours assumé. Il faut dire aussi que j’ai toujours aimé ce qui touche aux modifications corporelles (tatouages, piercings…). Du coup, ça ne m’a pas dérangée plus que cela. En général, quand les gens me demandent « c’est quoi ça ? » en le pointant du doigt, je leur réponds simplement « j’ai un cancer et ça comme tu dis, c’est ce qui me permet d’avoir mes traitements de chimiothérapie ». Bon j’avoue ça met souvent les gens mal à l’aise sur le coup, mais ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut ?

Mon PAC fait partie de moi pour le moment et même s’il déforme quelque peu mon corps, il est là pour me permettre de continuer à me battre. Je le vois comme une arme et non comme une faiblesse.

 

Leslie

http://www.pink-loutre.com/

Préservatif féminin : aussi efficace que le masculin

Publié le 03/12/2013 à 10:45 par lesblousesblanches Tags : image chez france homme femmes
Préservatif féminin : aussi efficace que le masculin

Le mouvement Familles rurales a publié les résultats de son enquête sur le manque d'accessibilité dans les magasins français du préservatif féminin, conséquence de son image négative et de sa mauvaise acceptabilité. Des associations luttent pour changer l'image du préservatif féminin sachant qu'il est aussi efficace que sa version au masculin, aussi bien comme méthode contraceptive que comme moyen de lutte contre les infections sexuellement transmissibles.

Préservatif féminin très peu commercialisé

Les personnes qui souhaitent se procurer des préservatifs féminins ne peuvent le faire que par le biais d'associations ou d'institutions du service public. Très peu de pharmacies les commercialisent.

Quelques jours avant la Journée mondiale de lutte contre le Sida (1 décembre), Familles Rurales a publié les résultats d'une enquête qui souligne un manque de disponibilité en France des préservatifs féminins.

D'après cette enquête, seules 20% des 47 pharmacies visitées en disposaient et seulement 16% des pharmaciens interrogés le proposaient spontanément aux personnes venant leur demander conseil. Dans les 34 départements français visités par Familles rurales, aucun des 37 magasins de grande distribution (grandes et moyennes surfaces) visités par les enquêteurs ne le proposait à la vente.

L'autre obstacle à la consommation du préservatif féminin est son coût. Probablement par manque de disponibilité et absence de concurrence sur le marché, le préservatif féminin est très onéreux. Il coûte en moyenne 2,57 euros contre 0,20 euros pour le préservatif masculin. Mais mais on peut l'obtenir gratuitement dans les Centres de Planification et d'Education Familiale (CPEF).

Efficacité comparable au préservatif masculin

Malgré les multiples campagnes pour promouvoir l'utilisation des préservatifs féminins, ce moyen de contraception et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) reste très peu utilisé des usagers et peu proposé par les professionnels de santé.

L'image négative qu'il renvoie par son application ou son "inesthétisme" n'a fait que l'isoler encore plus des méthodes contraceptives. Pourquoi le préservatif féminin n'est-il pas accepté alors que sa version au masculin est entrée dans les mœurs ?

Les préservatifs masculins sont vendus par une multitude de marques, à des tailles et des "goûts" très variés, alors qu'un seul laboratoire commercialise le préservatif féminin qui ne propose qu'une seule version. Quand on sait que son efficacité est quasi comparable au préservatif masculin, en matière de contraception et de protection contre les IST, il est temps de mettre un terme aux préjugés et de changer les mentalités.

Le seul moyen de protection des IST à l'initiative des femmes

De nombreuses études ont révélées une multitude d'avantages du préservatif féminin :

  • hypoallergénique par sa composition en polyuréthane ou en nitrile, contrairement aux préservatifs en latex, il peut être utilisé chez celles ou ceux qui sont allergiques au latex ;
  • en épousant les parois vaginales, le préservatif féminin ne sert pas le sexe masculin, ce qui est souvent reproché au préservatif masculin ;
  • sa pose ne nécessite pas que le sexe de l'homme soit en érection, ni que l'homme se retire juste après avoir éjaculé ; 
  • il peut être appliqué et retiré à distance du rapport sexuel ;
  • il altérerait moins les sensations des deux partenaires lors d'un rapport que le préservatif masculin, selon une enquête faite auprès des usagers ;
  • il est plus résistant que le préservatif masculin ;
  • il est le seul moyen de protection des IST à l'initiative des femmes.

Pilule masculine : une nouvelle piste prometteuse

Publié le 03/12/2013 à 10:36 par lesblousesblanches Tags : article bretagne création animal

En empêchant l'intégration de deux protéines au niveau de certaines cellules musculaires, des chercheurs australiens sont parvenus à rendre des souris mâles temporairement infertiles. Une avancée dans la mise au point de la pilule contraceptive pour les hommes. Leurs travaux ont été publiés, le 3 décembre 2013, dans la revue Proceedings of the National Academy of Science.

 

Des chercheurs de l'université Monash ont modifié les gènes de souris mâles de façon à bloquer deux protéines dans des cellules musculaires permettant au sperme de voyager à travers les organes reproductifs de l'animal. Résultat : les souris ont continué d'être en parfaite santé et se sont accouplées avec des femelles, mais sans que ces dernières tombent enceintes.

Selon les tests effectués par les biologistes, la manipulation génétique n'affecte ni la viabilité à long terme du sperme, ni la santé sexuelle du mâle.

Empêcher l'éjaculation

L'équipe de Monash, qui a travaillé en collaboration avec les universités de Melbourne et de Leicester (Grande-Bretagne), va à présent tenter de reproduire de manière chimique ce phénomène génétique, ce qui pourrait déboucher sur la création d'une pilule contraceptive masculine d'ici dix ans.

Les tentatives précédentes de mettre au point un contraceptif oral masculin étaient centrées sur les hormones, ou sur la production de sperme dysfonctionnel, méthodes susceptibles d'avoir des effets sur l'activité sexuelle ou sur la fertilité à long terme. D'autres procédés de contraception réversible, en cours de développement, se penchent sur l'introduction de gel spermicide dans le canal déférent (dans lequel circule le sperme).

 

Sans mon i pod ...

Publié le 03/12/2013 à 10:33 par lesblousesblanches

le personnel infirmier des urgences est en grève

Publié le 03/12/2013 à 08:40 par lesblousesblanches Tags : cadres chez travail
le personnel infirmier des urgences est en grève

En cette fin d’année, les tensions sur les effectifs des urgences sont à leur comble. Le personnel infirmier, en grève, veut chercher des solutions.


Un grand bout de drap a été collé au sparadrap sur le comptoir d’accueil des urgences de Roubaix. Un slogan y a été écrit au feutre noir : « Effectifs en berne, urgences en grève ». C’est le syndicat Force ouvrière qui a déclenché mercredi matin cette mobilisation, en écho à l’épuisement du personnel infirmier.


Au dernier comptage, effectué le 21 novembre, il manquait dans le service des urgences exactement 7,8 équivalents temps plein. À ce jour aussi, le personnel infirmier dans son ensemble affichait 3 000 heures supplémentaires au compteur. Enfin, dernier chiffre avancé par Force ouvrière, le taux d’absentéisme est de 12,48 %. En cette fin d’année, la tension sur les effectifs est d’autant plus criante que les agents ont des congés et des RTT à solder, et une aspiration naturelle à passer du temps en famille.


« Burn-out »


« C’est un cercle vicieux », constate Denis Leroy, le représentant FO à l’hôpital Victor-Provo. Car plus le personnel infirmier tire sur la corde, plus il risque de craquer. Denis Leroy parle clairement de « burn-out », que ne viennent évidemment pas arranger « les changements d’horaires et de rythmes. Il n’y a aucune stabilité du temps de travail », sans que cela soit discuté avec les principaux intéressés. A fortiori, « sans passer par les instances représentatives du personnel ».


Ce qui est vrai aux urgences l’est ailleurs à l’hôpital, dans chaque pôle. « Chacun fait sa soupe dans son coin » et tente de s’arranger. « Mais c’est un cataplasme sur une jambe de bois », et ce qui est vrai en gériatrie, en pneumologie « où l’on arrive à de grandes difficultés car les moyens sont insuffisants », l’est donc aux urgences. À titre d’exemple, une infirmière a été amenée à occuper trois postes en parallèle : déchocage, circuits courts et « lits porte ». Denis Leroy l’admet, « c’est certes occasionnel, mais cela se produit. Que faudra-t-il accepter après ? Le personnel est rincé et cela risque de poser de graves problèmes pour la sécurité des patients. »


Des lits fermés


Face à ces difficultés, le syndicat FO a bien été obligé de tirer le signal d’alarme et a déposé un préavis de grève. Celui-ci a débuté mercredi dernier, à 6 h, et court jusqu’au mardi 10 décembre à 20 h. « On avait cinq jours pour négocier avec la direction. On aurait dû être consultés mais elle n’a pas souhaité nous rencontrer. » Pas de dialogue, donc, mais des mesures. Nous avons tenté de joindre, en vain, la direction de l’hôpital. Mais celle-ci aurait fermé dix lits aux urgences (dans l’unité d’hospitalisation de courte durée). Denis Leroy n’y comprend plus rien : « On nous demande d’être pertinents, efficaces, de prendre en compte la sécurité sanitaire. Mais si on ferme des lits, on perd en activité », et donc en financement.


Autre mesure prise, quatre personnels infirmiers sont venus en renfort… d’autres services. Un recours à la polyvalence qui n’est pas sans poser des problèmes. En outre, pour tenter de jongler au plus juste avec les effectifs grévistes, « les assignations sont envoyées non plus en recommandé, mais par Chronopost, pour que ce soit plus rapide. C’est une première ! Ce sont même les cadres qui vont directement chez le personnel. »


Denis Leroy le sait bien. « Il faut une suite après la grève. On essaye de faire des propositions, pour des solutions plus pérennes qui incluent les périodes de crise. » Mardi, il doit réunir les personnels grévistes pour discuter de propositions à faire à la direction de l’hôpital. Avec plus de succès ? « On a tendu la main, elle l’a refusée. »


MARC GROSCLAUDE


Source :

http://m.lavoixdunord.fr/region/roubaix-epuise-malmene-le-personnel-infirmier-des-ia24b58797n1738781

Excès de travail chez les soignants : l’Europe intervient

Publié le 03/12/2013 à 08:34 par lesblousesblanches Tags : chez blog vie france travail nuit femmes
Excès de travail chez les soignants : l’Europe intervient

Selon la Commission Européenne, les professionnels de santé travaillent trop. La législation française fixe une durée de travail maximale de 48 heures aux soignants. Pourtant la France ne respecte pas ces conditions de travail et est suivie de près par les Instances européennes.

 

La Commission Européenne laisse un mois à la France pour que ses hôpitaux respectent la loi sur le temps de travail. Des semaines de 60 heures, des cadences infernales, des heures supplémentaires de nuit, une pression de plus en plus forte : c’est le quotidien des infirmières françaises. Une situation qui intervient malheureusement sur la qualité de soin des patients et leur prise en charge.

 

« Dans les couloirs des urgences, les brancards s’entrechoquent. Je n’ai plus le temps de parler aux malades, alors que, parfois, en pleine nuit, quand le patient est stressé, quelques minutes d’échange seraient plus efficaces qu’un cachet. On se met en danger et, en même temps, on met en danger la vie des patients », témoigne une infirmière.

 

Un épuisement psychologique et physique qui dresse un constat édifiant : une infirmière a en moyenne 7 ans d’espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des femmes françaises, d'après le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.

 

Le taux de suicide des soignants et médecins est deux fois plus élevé que celui du reste de la population 

 

Mais la surcharge de travail ne touche pas uniquement cette profession. Un tiers des chirurgiens et des anesthésistes sont menacés par le burn-out. Selon une étude de l’association Asspro Scientifique mise en place l’année dernière, 30% des spécialistes du bloc opératoire ont un niveau de stress supérieur à 8 sur 10. Cela engendre de graves conséquences sur le patient, qui est beaucoup plus exposé aux accidents lors d’interventions chirurgicales.

          

La peur de faire face à une erreur médicale fait d’ailleurs fuir les plus jeunes et provoque une désertion sur certains postes considérés à risque, tel que l’obstétrique ou l’anesthésie.

Mais les conséquences les plus graves touchent les professionnels eux-mêmes. Des études américaines ont pu déterminer que le taux de suicide des soignants et médecins est deux fois plus élevé que celui du reste de la population. Une nuisance sur leur santé qui se reflète de façon importante sur la mise en invalidité due à des troubles psychiques.

 

Le constat final du Gouvernement français relate que de nombreux syndicats de praticiens hospitaliers souhaitent que la difficulté de leurs professions soit prise en compte lors de leurs départs en retraite notamment au niveau de leurs comptes-épargne pénibilité.

 

source :

http://www.lapassiondusoin.com/blog/exces-de-travail-chez-les-soignants-l-europe-intervient-2193.html

Les jobs les plus stressants

Publié le 03/12/2013 à 08:25 par lesblousesblanches Tags : cadres
Les jobs les plus stressants

Dans le classement des 14 métiers les plus stressants aux Etats-Unis, 7 métiers sont en lien avec le secteur médical et de la santé.

 

Le site américain Business Insider a analysé qu’Outre-Atlantique, le deuxième métier le plus stressant n’est autre que conseiller psychiatrique hospitalier ! Placé juste derrière les cadres dans la police,  les conseillers psychiatriques ont un indice de tolérance au stress de plus de 94%.

 

Infirmier(e) anesthésiste se place 5ème, suivi de technicien en phlébotomie. Le métier de chirurgien atterrit à la 9ème place avec un indice de tolérance au stress de plus de 96%. Il est suivi des gynécologues obstétriciens qui ont, eux, une tolérance au stress semblable aux chirurgiens et un salaire annuel moyen identique de 138 441 euros.

 

Le domaine psychiatrique est une fois de plus présent dans la liste des métiers les plus stressants puisque les techniciens psychiatrique en milieu hospitalier se place 12ème dans le classement, suivi des aides-soignants psychiatrique en 14ème position. Pour ces deux derniers métiers la tolérance au stress est très haute puisqu’elle se situe à environ 99%.

 

Un exemple supplémentaire qui montre que les professionnels de santé exercent dans des conditions difficiles et stressantes.

 

Par Marine Béadès - Aujourd'hui

A vous les soignants

Publié le 03/12/2013 à 08:21 par lesblousesblanches Tags : amour travail sourire nuit humour anges air

A vous les soignants, 

Vous accomplissez à chaque instant
Un travail aussi prenant
Que celui dune maman
C'est votre sourire et vos éclats de rire
Qui nous donnent la force de guérir

Changer les draps,
Piquer nos bras,
Se lever tôt, avoir le sourire aussitôt,
Donner des soins si délicats,

Nous, patients exigeants et fatigués,
Pas toujours sages comme des images,
Sommes terriblement touchés par vos gestes qui soulagent,
Et tenons tant à vous remercier pour tous vos actes de courage

Dérangées parfois pour des détails,
Même si cela ne tient pas à une médaille,
Elles en mériteraient une et serait de taille !

Entre médicaments et prises de sang,
Prises de tension et moments d'émotions,
Nous sentons parfois votre épuisement,
Et tentons d'y être vigilants,
En vous offrant quelques unes de nos attentions,
Et pour votre dévotion,
Tous nos sincères remerciements

Il y a tant à faire !
Gérer pleurs, douleurs et colères,
Contrôler paramètres et baxters,
Garder la tête légère
Et jouer d'humour pour prendre l'air
De vous, nous sommes fiers !

Vous êtes magnifiques !
Anges gardiens soigneurs,
De nuit comme de jour,
En dépit des mauvais tours,
Ne perdez pas l'Amour de vos nobles métier !